vendredi 15 mai 2009

La journée d'hier

Mon père a passé la journée d'hier et la nuit dernière dans cette chambre du CHU. C'était sa deuxième cure de chimiothérapie. Il a retrouvé Monsieur B., et ça lui a fait du bien de revoir le visage familier et rassurant de cet homme que nous avions rencontré lors de la première journée. Il venait alors quant à lui pour sa troisième. Le scanner avait révélé une réduction de 30% de sa tumeur. D'une voix douce, il nous rassura en nous parlant des chimiothérapies, de son quotidien et de son histoire.
Ce matin, comme lors de la dernier lendemain, sa voix était éraillée. Elle l'était déjà un peu hier au soir lorsque je l'avais appelé sur le téléphone de sa chambre. Mais elle ne l'était déjà plus ce soir lorsque nous nous sommes à nouveau parlé au téléphone. Ma mère avait à cœur de poser quelques questions au médecin, à propos de la localisation exacte du cancer, de sa taille. À leur arrivée dans le service, les résultats de la prise de sang de la veille avaient révélé que la diminution de ses globules blancs (polynucléaires) permettait tout juste de passer la chimiothérapie. Les polynucléaires neutrophiles devraient être au-dessus de 1,5 Giga/L au minimum pour autoriser l'injection de la chimiothérapie. Mon père a d'ailleurs reçu dans l'après-midi d'aujourd'hui une injection de Neulasta (pegfilgrastim) par un infirmier. Les effets devraient commencer à se faire sentir d'ici 48 à 72 heures, leur a-t-il dit avant de partir. Le Neulasta réduit la durée des neutropénies.
La balance a avéré une perte de poids de 4 kilos, pour un poids de 81,77 kilos. Le cancérologue avait évoqué hier l'éventualité d'implanter un Port-a-cath afin que mon père puisse recevoir des perfusions à domiciles si sa perte de poids le nécessitait. Heureusement, mon père semble avoir retrouvé un bon appétit depuis sa sortie matinale du CHU.