Vient un temps où la question n'est plus
combien ?, où il est temps pour le temps de ne plus être ce que l'on
a et ce que l'on n'
a plus, d'être, enfin, autre chose qu'une
quantité, vécue selon sa
longueur et sa brièveté, sa diminution. Ce qui est quantifiable ou nombrable du temps n'est pas ce est qui temporel en lui : sa durée, son mouvement, comme son inexorable irréversibilité et son éternité. Son
sens.
Maintenant, le moment est venu. Le temps n'est plus dispersé dans l'espace, il ne se confond pas avec lui. Simple, indivise, totale, sa durée continue ne se mesure pas. Sa durée est une. Le temps n'est pas compté. Ce qui compte en lui ne peut pas être compté.
Pensée en mémoire de ma première lecture de Bergson
Mardi 4 août 2009