Le cancer a tué une partie de moi, instantanément. Une forme de sensibilité, d'innocence de vivre est morte avec sa survenue. Anesthésiée, insensibilisée, cautérisée. Suicidée.Mais plus tard, la vision de ce reportage, et la lecture d'un article publié sur le blog de Jean Daniel Flaysakier et la lecture de la page de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy de Villejuif présentant le protocole de l'essai clinique firent naître un espoir dans mon cœur. Soudain, une possibilité s'ouvrait que le cancer de mon père ne soit plus incurable, qu'il puisse ne pas mourir. Ce n'était qu'une possibilité. Mais elle pouvait peut-être réaliser l'impossible : que mon père puisse survivre à un cancer du poumon.
Mais c'était un faux espoir.